Le Forum italien des mouvements pour l’eau a appelé le 12 novembre à un moratoire sur la loi sur la privatisation de l’eau. Cette loi rend obligatoires les appels d’offres pour la gestion des services publics locaux, dans le but d’accorder plus d’importance aux entreprises privées. Les collectivités locales devront aussi réduire leurs participations dans les sociétés de gestion de l’eau.
Fin 2009, le gouvernement a fait adopter un texte portant sur la libéralisation des services de l’eau. Selon Andrea Ronchi, ministre des Politiques communautaires, ce texte « vise à combattre les distorsions, l’inefficacité, pour garantir aux citoyens une meilleure qualité et des prix plus bas ». Mais depuis, l’opposition de gauche et les écologistes, suivis par des millions d’usagers, réagissent et s’y opposent. « Il s’agit de respecter la démocratie, et de ne pas poursuivre la privatisation avant que les gens aient eu la possibilité de voter », a déclaré Simona Savini, responsable du Forum italien des mouvements pour l’eau. 1,4 million de signatures ont été recueillies en juillet dernier pour réclamer la tenue d’un référendum. « Il est clair, ajoute Simona Savini, que les gens sont très remontés sur ce sujet qui affecte non seulement l’Italie mais la planète entière. »
Marianne Martin (d’après AFP)
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