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Jacques PERREUX, Conseiller Régional IDF, FAME

Conseiller Général Val de Marne, 26.01.12

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Adjoint au Maire délégué à l'eau

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Intervention comité de bassin Rhone Méditerranée

Allocution de Michel partage - Parlement Europeen

Strasbourg Parlement Européen 15/12/2010

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L'association EAU adhère à APE depuis 2009: Bien sur la création d'un guide c'est de suite imposé pour soutenir les élus et les usagers dans leur démarche de retour en régie.

Ils sont maintenant plusieurs sur le marché, nous pensons qu'ils ont tous lieu d'etre. Chacun apporte un regard, une méthode et des contacts differents. Dans ce guide gratuit (La gestion publique de l'eau - Mode d'emploi) plusieurs membres du CA de EAU décrivent leurs expériences en tant que responsable de la gestion publique de l'eau dans leur commune.

http://www.aquapublica.eu

Guide de la Gestion publique

L’eau est un bien indispensable à la vie ! Trois jours sans eau et vous êtes morts ! Cela mérite bien de s’y attarder en conseil municipal, en réunion de quartier ou en assemblée générale d’habitants ?
Cet ouvrage collectif prend parti pour la gestion publique au nom d’un droit universel à l’eau.


Par Gabriel Amard, Tony Bernard, Philippe Bluteau, Odile de Korner, Christophe Lime, Yves Le Hen, Danielle Mitterrand, Michel Partage, Gérard Piel, Jacques Tcheng, Jean-Luc Touly.

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Brève: "Marche pour l'eau à Lima"

Marche pour l'eau à Lima

Une "Marche nationale pour l'eau", dirigée contre l'industrie minière, défile vendredi à Lima, ville symbole d'un Pérou qui ne manque pas d'eau, mais cruellement d'infrastructures pour la retenir, la traiter et la rendre accessibleà tous.

La populeuse capitale, sa ceinture grise de "cerros" (collines) pelées, rappellent que l'eau est un défi qu'a su gérer le pays andin: des civilisations ont fleuri depuis 5.000 ans sur une bande de désert le long du Pacifique, où vit 60% de la population. Mais en 2012, beaucoup de Péruviens manquent d'eau.

Des 8 à 9 millions d'habitants de la métropole, deux millions (un million selon des chiffres officiels) n'ont pas d'eau courante, affirme l'ONG "Los Sin Agua", et paient 4 soles (1,54 dollars) pour un bidon de 60 litres, rempli au passage régulier d'un camion citerne.

A ces "sans-eau" officiels s'ajoutent ceux, nombreux mais jamais recensés, qui ne peuvent compter que sur un filet au robinet.

"Le Pérou est au bord du stress hydrique (quand la demande en eau dépasse les ressources disponibles), malgré ses 159 bassins hydrographiques qui pourraient alimenter toute la population", peste Abel Cruz, président de "Los Sin Agua".

"Ce qui manque, c'est une volonté politique d'investissement en infrastructures, pour que l'eau puisse parvenir à tous", affirme-t-il.

Pour l'Autorité nationale de l'eau (ANA), avec son réseau hydrographique, ses 12.200 lacs, beaucoup d'origine glaciaire, ses pluies à l'intérieur, le Pérou dispose d'"un potentiel de 1.500 milliards de mètres cubes d'eau par an, le plaçant parmi les 20 premiers pays du monde les mieux dotés".

Où va cette eau ? Pour l'ingénieur de l'ANA, Luis Montenegro, en une année de précipitations normales "50% de l'eau s'en va vers la mer, par manque de barrages ou de sites de rétention, pour la capter et la redistribuer en période sèche".

L'ANA a annoncé récemment avoir identifié 11 sites de barrages à construire sur le versant Pacifique des Andes sur les années à venir.

Barrages, connexions, branchement... Avec leur slogan anti-minier ("Oui à l'eau, non à l'or" !) les quelques milliers de "marcheurs pour l'eau" attendus vendredi à Lima, se tromperaient-il d'ennemi, en visant la surpuissante industrie minière ?

Depuis trois mois d'un conflit socio-environnemental à Cajamaraca (nord), ils ont leur bête noire: le projet Conga de l'Américain Newmont, une mine géante d'or et de cuivre pour un investissement de 4,8 milliards de dollars.

Ils ont aussi leurs martyrs: quatre lacs à 4.000 m d'altitude, que le projet pharaonique doit tout simplement supprimer - pour les remplacer, ailleurs, par des lacs artificiels.

Mais pour les "Sin Agua", ONG respectée qui ne se joindra pas à une marche qu'elle juge "politique", c'est une combinaison de facteurs qui contribue à la pression sur l'eau péruvienne: l'industrie minière et ses rejets contaminés, l'orpaillage à grande échelle, les pollutions accidentelles et une certaine inculture de l'eau.

En première ligne: le Rimac ("fleuve qui parle", en quechua). Un flux maigrelet en hiver, fleuve vrombissant en été, mais peu engageant toute l'année, descend de 5.500 m d'altitude vers Lima et le Pacifique.

"Sur son cours de 140 km depuis la montagne, jusqu'à la station d'assainissement La Atarjea (Lima), le Rimac reçoit les déjections de 175 gros tubes d'écoulement venant de sites miniers, de tanneries, d'égoûts ou autres", diagnostique Yolanda Andia, gérante de l'agence de Lima.

Et de l'eau traitée pour Lima, 34% se perd en des branchements clandestins au réseau, des canalisations pourries, dit-elle. "En réduisant de 5 à 10% ces pertes, on pourrait amener de l'eau à un demi-million de personnes en plus"

AFP Eco le 09/02/2012 09:30:48