Le titre du groupe Suez Environnement perdait du terrain mercredi matin à la Bourse de Paris après des résultats 2011 pénalisés par des retards sur un chantier en Australie et des prévisions jugées prudentes.
A 10H47 (09H47 GMT), la valeur perdait 0,99% à 9,99 euros. Le CAC 40 prenait lui 0,77%.
En 2011, le groupe a publié un chiffre d'affaires en hausse de 6,9% à 14,8 milliards d'euros, pour un bénéfice net pour 2011 de 323 millions, en recul de 42,8%, en raison des surcoûts prévus liés à des retards sur un chantier en Australie. Autrement, le bénéfice aurait été quasiment stable.
Ces retards du chantier de son usine de dessalement d'eau de mer à Melbourne lui a coûté dans ses comptes annuels 237 millions d'euros au niveau du résultat net.
"Les résultats de Suez Environnement ont souffert des difficultés rencontrées sur le chantier de Melbourne, ainsi que de la détérioration de l'activité propreté et de l'environnement économique", indique Olivier Bails, analyste chez CM-CIC Securities.
Suez Environnement table pour 2012 sur un chiffre d'affaires et un résultat brut d'exploitation au moins égaux ou supérieurs (à changes constants) à ceux de 2011, qui ont profité d'une croissance tant dans les déchets que dans l'eau.
Pour 2013, le groupe compte avoir un résultat brut d'exploitation supérieur ou égal à 2,7 milliards d'euros (à changes constants), alors qu'en 2011, il a atteint 2,5 milliards, en hausse de 7,4% sur un an.
Avant d'annoncer les surcoûts liés à l'usine de Melbourne en octobre et avant la montée en puissance des incertitudes macroéconomiques actuelles, le groupe s'était fixé comme objectifs pour 2011-2013 une croissance de son activité d'au moins 5% par an et de son résultat brut d'exploitation de 7% en moyenne en 2012-2013 (à changes constants).
Les analystes de Deutsche Bank jugent les nouvelles prévisions du groupe "prudentes" et insuffisantes pour qu'ils relèvent leur objectif de cours, d'autant qu'ils "s'attendent à un ralentissement de l'activité déchets aux premier et deuxième trimestres" de 2012.
De son côté, M. Bails estime que "les fondamentaux restent bons en dépit d'un contexte économique difficile". Il souligne que le groupe améliore régulièrement sa trésorerie et s'appuie sur une stratégie de développement à l'international "sélective".
AFP Eco le 08/02/2012 09:54:35
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