La Cour constitutionnelle vient de se prononcer, le 11 janvier : deux des trois référendums proposés par le Mouvement pour l’eau ont été acceptés. Les Italiens pourront donc se prononcer sur
la réforme du marché de l’eau voulu par le gouvernement Berlusconi, qui cherche à accroître la présence des investisseurs privés dans le fonctionnement des services hydriques.
Fin 2009, le gouvernement a fait adopter un texte portant sur la libéralisation des services de l’eau. Selon Andrea Ronchi, ministre des Politiques communautaires, ce texte « vise à combattre les distorsions, l’inefficacité, pour garantir aux citoyens une meilleure qualité et des prix plus bas ». Cette loi rend obligatoires les appels d’offres pour la gestion des services publics locaux, dans le but d’accorder plus d’importance aux entreprises privées. Les collectivités locales devront aussi réduire leurs participations dans les sociétés de gestion de l’eau. Mais depuis, l’opposition de gauche et les écologistes, suivis par des millions d’usagers, réagissent et s’y opposent. 1,4 million de signatures ont été recueillies en juillet pour réclamer la tenue d’un référendum.
La Cour constitutionnelle a également validé la tenue d’un référendum au printemps sur le projet de doter l’Italie de réacteurs nucléaires, en partenariat avec EDF.
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