Haïti a besoin d'investir 1,1 milliard de dollars dans les infrastructures et l'assainissement d'eau pour éradiquer le choléra, responsable de 7.000 décès dans le pays, selon une estimation rendue publique mercredi par l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).
"Nous devons bien sûr maîtriser et réduire la mortalité, mais nous avons la possibilité et l'obligation de garder pour objectif l'élimination du choléra", a déclaré Mirta Roses, directrice de l'OPS, lors d'une réunion au siège de l'organisme à Washington.
"Nous demandons à tous nos partenaires, nouveaux comme anciens, de se joindre à nous aujourd'hui pour tenir leurs promesses de dons", a-t-elle plaidé.
L'épidémie qui s'est déclarée fin 2010 en Haïti et dans la République dominicaine voisine constitue un retour inattendu du choléra en Amérique centrale et du Sud, qui avait pourtant éradiqué l'endémie dans les années 1990, a rappelé Mme Roses.
Pour parvenir à l'extinction de cette résurgence, des investissement massifs sont nécessaires dans l'accès à l'eau potable et l'assainissement afin d'aménager "tous les lieux où les gens se réunissent, jouent, travaillent ou vivent", a expliqué Mme Roses.
Entre 746 millions et 1,1 milliard de dollars sont nécessaires à ces investissements, a signalé l'OPS, à partir de calculs d'établissements comme la Banque mondiale ou la Banque interaméricaine de développement (BID).
Après le tremblement de terre dévastateur qui a dévasté Port-au-Prince il y a deux ans, la communauté internationale avait promis jusqu'à 11 milliards de dollars en projets de reconstruction, a rappelé l'OPS.